Ce que je crois

Ce que je crois

Le réel est-il ce que l’on voit ? Ce que l’on nous donne à voir ? Ou se qui se cache derrière ? Où est la vérité ? Où commence l’illusion ?

Est-ce la mise en œuvre, le bouleversement des conventions, la reconnaissance des codes ou l’imaginaire allégorique qui motivent nos projections ? Correspondent-elles avec notre désir de voir au delà des apparences ?

Savoir regarder ; savoir dépasser l’évidence ; savoir remettre en question. Devant nos yeux tout est là ; justement, ne faut-il pas aller voir plus loin, lever les yeux et les certitudes, chercher à comprendre « ce qu’il y a derrière la pointe »…?

Avec mes créations, j’apporte de la fiction dans la réalité. Le jardin, la place, l’espace, deviennent un terrain de jeu, un jeu auquel chacun est invité à participer. Nature y compris. Car j’aime l’idée que cette dernière vive sa propre vie et prenne « naturellement » le dessus sur la création.

J’aime aussi le fait que mes installations vont se révéler petit à petit au regard des visiteurs. Que je doive répondre à leur surprise, participer de leur étonnement, recueillir leur enthousiasme

Le public fait partie de l’aventure ; c’est lui qui fait vivre mes installations, qui joue avec, qui les partage via smartphones, appareils photos et réseaux sociaux. Sans lui, sans l’effet miroir qu’il me renvoie, sans les émotions qu’il manifeste, mon travail ne serait pas tout à fait le même. Ou ne serait pas, tout simplement.

De la diversité naît l’unité. De la diversité des lignes naît l’unité de l’image. De la diversité des regards naît la multiplicité des sensations. Révélées. Et le plus souvent partagées.

Anamorphose, un mot en trompe l’œil…

Image volontairement déformée, l’anamorphose retrouve ses proportions d’origine quand on la regarde sous un certain angle. Cet « art de la perspective secrète » dont parlait Dürer, connaît des applications aussi multiples qu’énigmatiques